Après 18 ans dans l’industrie pharmaceutique, virage à 180º.

Pas par impulsion. Pas par faiblesse. Mais parce que je sentais que je m’acharnais à vouloir être cette cheffe de projet qui allait révolutionner son environnement… au point de m’y perdre.

Au fil des mois, j’ai vu la motivation s’éroder, la qualité de mon travail baisser, et mon énergie fondre. Je donnais tout, mais je ne recevais plus rien.

La persévérance avait cessé d’être une force. Elle était devenue un piège.

Le poids d’être « la femme forte »

Lors d’une réunion, un collègue m’a dit :

« Tu dois arrêter d’être la femme forte. Accepte de l’aide. »

Cette phrase m’a transpercée. Parce qu’être une femme forte, c’est ce qui m’a permis d’arriver là où je suis.

Je n’étais pas destinée à être cheffe de projet. Issue de la classe ouvrière, femme, noire, j’ai franchi des portes que je pensais fermées sans formation dans les grandes écoles, ni diplôme d’ingénieur.

Grâce à la persévérance, à des personnes qui ont cru en moi, et à Dieu, j’ai piloté des projets petits à moyens, parfois complexes.

Et au début… c’était fun. J’apprenais. Je m’amusais. Je brillais.

Puis la flamme s’est éteinte

Les journées se sont allongées. Le sens s’est évaporé. La niaque n’était plus là.

Je travaillais plus, mais moins bien. Je donnais tout, mais je me vidais.

J’ai demandé de l’aide : « C’est normal, c’est la courbe d’apprentissage. Une tâche à la fois. »

Mais rien n’y faisait. La flamme se tarissait jour après jour. Jusqu’à LA remarque de trop. Celle qui fait exploser le vase.

Et j’ai explosé. En larmes.

On m’a conseillé un psy, du soutien… mais pour moi, c’était trop tard. Le point de rupture était atteint. Ma persévérance est devenue un piège qui m’a isolée et brisée.

Aujourd’hui : je réécris un nouveau chapitre

Je pars sans plan B. Mais avec un plan A clair, simple, essentiel :

  • Ne plus chercher à prouver quoi que ce soit à qui que ce soit
  • Retrouver du plaisir dans ce que je fais
  • Passer du temps avec mes proches avant qu’il ne soit trop tard

Et trouver un environnement où :

  • La performance est une conséquence, pas une injonction
  • La charge de travail ne fait pas des allers-retours entre l’Everest (8 849 m) et le signal de Botrange (694 m)
  • L’impact est visible, concret, humain

Et si, comme moi, vous voulez remettre de la sérénité dans votre quotidien…

Je veux aussi m’adresser à celles et ceux qui, comme moi, ont porté trop longtemps le poids de « tout faire, tout gérer, tout tenir ». Aux entrepreneurs débordés par l’opérationnel, qui n’ont plus le temps de respirer, de réfléchir, de créer.

À ceux qui rêvent d’un bras droit capable de structurer, optimiser et fluidifier leur activité pour qu’ils puissent enfin se concentrer sur ce qui compte vraiment.

C’est exactement la mission de Chill@Work : accompagner les entrepreneurs à sortir du chaos opérationnel, à retrouver de la clarté, et à bâtir une activité qui fonctionne sans les épuiser.

Parce qu’on ne devrait jamais sacrifier sa santé pour faire tourner son entreprise.

Et parce qu’un business solide commence toujours par un entrepreneur qui respire.